Haïti|Brutalité policière : les nombreux abus et violations des droits humains répertoriés par Zafè Etidyan Aysien

By | 26 février 2021

Jovenel Moise devient fou furieux à l’idée d’être traduit un jour en justice pour ses nombreuses exactions et sa participation révélée, à côté de Laurent Lamothe, Michel Martelly, Wilson Laleau… dans la dilapidation des fonds de Petro Caribe, le plus grand crime financier qu’Haïti ait connu depuis 1804.

Le pouvoir est éphémère, qu’on se le rappelle !

Jeudi 25 février 2021 ((rezonodwes))–Les étudiants d’Haïti ont vivement critiqué jeudi l’utilisation systématique de balles réelles pour disperser les récentes manifestations d’étudiants universitaires contre les enlèvements, et ont qualifié ces événements de brutalité policière.

L’association Zafè Etidyan Ayisyen a dénoncé qu’un collègue a été touché par une balle lors des manifestations de lundi dernier, qui exigeaient la libération du professeur Abdias Édumé, kidnappé depuis la mi-février.

Ils ont également déploré le fait que James Pierrin, étudiant à la faculté des sciences humaines, ait été abattu d’une balle dans le cou le 20 janvier par la police obéissant aveuglément aux ordres du pouvoir de facto, encore installé au Palais national, malgré la fin de mandat constitutionnel de Jovenel Moise.

La structure Zafè Etidyan Ayisyen, composée d’étudiants de l’Université d’État d’Haïti, de l’Université épiscopale, de l’Université Notre-Dame et de l’Université de Port-au-Prince, a déploré le « silence complice » des autorités et a souligné que la mission de la police est de protéger la vie et les biens des citoyens et non de réprimer les protestations légitimes.

Dans le même temps, l’organisation a appelé à des enquêtes et des sanctions contre les responsables des décès du Samu Mical, le 25 août 2020 et de Grégory Saint-Hilaire, en octobre de la même année, lors de deux manifestations. Des cris qui risquent de rester encore pour longtemps de vœu pieux vu le système judiciaire haitien actuellement en putréfaction.

Alors que les protestations contre le gouvernement de facto se multiplient, les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent de plus en plus les violences policières. La PNH avec Léon Charles, un ex-diplomate transformé en justicier de la ville, est accusée d’être le bras armé du régime dictatorial de Jovenel Moise.

Depuis la fin janvier, au moins quatre journalistes ont été touchés par des armes à feu et d’autres ont été touchés par des bombes lacrymogènes lors de manifestations appelant le gouvernement à respecter la constitution et à mettre fin à son mandat.

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