Des sommes faramineuses dépensées au Canada par la famille du sénateur Rony Célestin

By | 18 février 2021

Une importante propriété de 4.5 millions de dollars américains a été acquise, en décembre dernier à Montréal, par l’épouse du sénateur du département du Centre Rony Célestin. À cela s’ajoute d’autres acquisitions ayant été faites sans hypothèque par le passé.

La fuite des capitaux représente l’un des plus grands maux dont sont victimes les petits pays en général et la République d’Haïti en particulier. Ils sont vidés de leur sang, ruinés et pillés comme aux temps de la colonie. À titre d’exemple, c’est au tour de la presse Canadienne de révéler, cette semaine, les dépenses colossales effectuées par des dignitaires haïtiens à Montréal. La consule d’Haïti à Montréal Marie-Louisa Aubin Célestin, épouse du sénateur Rony Célestin, s’est offerte une villa à Laval d’une valeur de 4,5 M$ américains en décembre 2020 payée en cash.

« Trois semaines avant d’acheter sa luxueuse maison au bord de l’eau, sans emprunt bancaire, à Laval, la consule Marie-Louisa Aubin Célestin a fait un prêt de 1,37 M$. Le bénéficiaire : Jean-François Châtaigne, partenaire d’affaires de son mari, le sénateur Rony Célestin.», révèle le site www.journaldemontreal.com

D’après les informations dignes de foi, le couple Célestin n’est pas à son coup d’essai. Une première maison a déjà été achetée, sans hypothèque, à Laval en 2018 pour la somme de 800 000 dollars américains. Pour bien cibler ces dépenses, les investigateurs se sont attardés sur un associé de la famille. Il s’agit de M. Châtaigne, co-actionnaire d’une « entreprise à numéro » dont la Consule en est secrétaire.

« Nôtre Bureau d’enquête s’est entretenu brièvement avec M. Châtaigne, à son domicile de Laval. Il refuse de dire à quoi doit servir la compagnie qu’il a créée avec le sénateur Célestin et laisse entendre que le projet est tombé à l’eau. », a rapporté les investigateurs.

« La banque ne voulait pas ouvrir le compte, alors je n’ai pas de partenaire d’affaires, dit-il. Ça n’a pas marché».

Lui demandant de préciser le secteur d’activité de la compagnie, à lui de répondre : « N’importe quoi »,

Entre-temps, l’argent que lui avait prêté Mme Aubin Célestin, la Consule d’Haïti, a été utilisé pour acheter « une grande terre zonée agricole et commerciale à Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides. Cinq bâtiments industriels occupent la partie sud de la propriété ».

Par ailleurs, les investigateurs notent que M. Châtaigne fait tout pour ne pas révéler l’implication du couple Célestin dans les transactions en cours. «Je n’ai pas de commentaires à faire », dit-il en guise de réponse.

Face à ces révélations, le consul général à Montréal, Fritz Dorvilier, a gardé profil bas. « Elle travaille ici, mais ce ne sont pas nos oignons, c’est une affaire privée, dit-il. Elle a un statut diplomatique, si elle a les moyens, je n’ai pas le pouvoir de lui demander de le prouver, je n’ai pas de droit de regard sur ses biens.», a déclaré le diplomate haïtien.

De son côté, l’avocat du couple Célestin, Alexandre Bergevin, assure que toutes les transactions ont respecté les règles de la transparence. Cependant, il s’est gardé de révéler l’origine de ces fonds. « Si les fonds ont transité dans d’autres juridictions, les vérifications de conformité ont été effectuées par les organismes en place », écrit-il dans un courriel.

Il convient de noter que ces éléments d’information arrivent dans un contexte où Haïti fait face à un besoin crucial d’investissement dans des secteurs porteurs pouvant réduire le taux de chômage chez les jeunes, notamment, qui sont de plus en plus en manque d’espoir.

SOURCE: TRIPFOUMI

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