Chute de la démocratie sous l’ombre de la dictature du pouvoir en place

By | 26 février 2021

Dès l’antiquité l’homme partit à la conquête de ses droits, et, même sur la vieille  surface de la Babylonie se fut déjà instauré le « Code d’Hammourabi » reconnaissant le droit « d’Etre », environ 1750 av. J.-C.

S’avança dans les vifs de l’histoire de l’humanité, la conscience humaine commença à se développer dans la mise œuvre de la « Magna Carta » considérée comme le symbole de la Grande Charte de la liberté d’Angleterre en 1215. Ce qui laissa au peuple anglais de mieux comprendre les valeurs d’égalité des hommes pour faire tomber l’absolutisme du roi.

En outre, au 12e siècle nous marchions vers l’évolution des droits humains quand la déclaration des droits et l’instauration du parlement étaient venues avec l’adoption de ces deux fameux textes : « l’Habeas Corpus » et « le Bill of Rights » qui avaient fait l’injection de la démocratie en Angleterre. Le premier interdisait l’arrestation et la détention prolongée arbitraire et le second exigeait le vote du parlement. Ce dernier principe renversait le totalitarisme du roi.

Au 18e siècle cette même lutte  continuait à jalonner la démocratie dans toutes les sphères européennes, en particulier en France. Les philosophes de Lumières comme Rousseau dans le « Contrat Social », Diderot dans les « Encyclopédie », Montesquieu dans « De l’esprit des lois », tous faisaient l’obligation de garantir la liberté individuelle, l’égalité sociale et politique, la séparation des pouvoirs.

Ce qui accouchait la « Déclaration des droits de l’Homme du citoyen » en 1789 jusqu’à la révolution française. D’où, la démocratie s’est installée.

Donc, les effets de la démocratie s’enflammaient, en devenant l’oxygène vital que toutes les sociétés mondiales devraient y consommer pour avoir une patrie construite sur le respect des droits de l’homme.

C’est alors qu’elle allait gagner le continent Amérique qui visait la destruction de l’esclavage aux Etats Unis et mettait en rayon lumineux la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis le 4 juillet 1776 encore fondée sur les « droits naturels ».

La plus célèbre et mystérieuse révolution que l’humanité n’a jamais connu autre jusqu’à présent, c’est la révolution de Saint-Domingue au 19e siècle où les esclaves noirs brisaient les chaînes d’esclavagisme fabriquées sur l’exploitation humaine, le racisme, la haine, les violences diverses, la déshumanisation, le vol et l’exportation malicieuse des ressources naturelles et la maréchaussée.

A partir du 1er janvier 1804, ils ont créé leur propre République dénommée Haïti. Cette terre est connue pour l’humanité « le règne de la démocratie mondiale » qui facilitait et combattait pour l’indépendance de nombreux pays en Amériques, en Afrique, en Moyen-Orient (Asie).

Cette République est aussi membre-fondateur de l’ONU. C’est ce peuple, via l’éminent homme politique et diplomate Emile Saint-Lot, qui a conçu et signé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à Paris.

D’autre part, la république d’Haïti, bien loin dans son histoire, a connu des moments sombres où des leaders conservateurs, des égoïstes, des despotes avaient renversé la démocratie haïtienne et instauré la dictature à travers le pays. Il a fallu faire la révolution de 1986, en vue de doter à la République une nouvelle constitution démocratique.

Cela n’empêche pas que, de 1990 à nos jours, le pays connaisse toujours des instabilités politiques occasionnant l’exile de l’ex-président Jean-Bertrand ARISTID, le soulèvement de 2004, des transitions, la dictature militaire chutée en 1994, des gaspillages des fonds publics, l’insécurité et des émeutes.

Ainsi, le scandale le plus récent que le pays a connu, c’est l’affaire de détournement, de corruption, de vol et de débauchage des fonds du programme Petro Caribe dont l’actuel président en est indexé à travers les rapports de la Cour Supérieure  de Compte et du Contentieux Administratifs (CSCCA).

Il est arrivé à ce carrefour où les oppositions multi-fractionnelles politiques se livrent dans un combat coriace, tenace et inconditionnel contre le pouvoir en place, en demandant au président Jovenel MOISE de quitter le pouvoir le 07 février 2021 en référence aux articles 134-1 et 143-2 de la constitution haïtienne amendée. Et comme de fait, elles entament de grosses manifestations des rues, afin d’exiger le départ dudit président.

Or, le président qui ne veut pas s’accrocher à la raison constitutionnelle dans la même forme dont il avait constaté la fin des mandats des ex-sénateurs, préfère plutôt utiliser la force arbitraire contre ses opposants politiques. Le pire, il s’attaque à la liberté de la presse. Les juges de la plus haute et prestigieuse institution du pays, notamment la cour de cassation ne sont pas épargnés sous forfaits.

A lui-même seul tenant un pouvoir unique pour agir dans le changement de la constitution républicaine, prendre et publier des décrets  malicieux et favorables à la mise en œuvre d’un pouvoir dictatorial en absence du parlement. Voilà la chute de la démocratie haïtienne ! Seule une révolution pourrait changer l’ordre des choses, en anéantissant ce système d’acier pour le rétablissement d’une nouvelle et vraie démocratie hattienne.

Qu’attendez-vous chers compatriotes ?

Fritz Mompremier
Avocat
Téléphone : +509 3354 – 5047
E-mail : fritzmompremier@yahoo.fr

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